Chroniques d’une énergéticienne covid+, jour 6,3

Voilà.

ça donne la couleur, comme ça. J’en ai déjà marre… Quand on nous a confinés pour la seconde fois, pour moi, cela faisait déjà quasiment un mois que j’étais déjà à l’arrêt des activités… et donc quasiment confinée chez moi, puisque tant de choses n’étaient déjà plus possibles. Coincée avec un métier qui n’est pas le mien (faire des vidéos). Et coincée avec l’envie de m’activer alors que ma profession ne me le permettait plus.

Aujourd’hui, c’est plus parce que seule pendant 7 jours, c’est dur, certes, pas tant que ça, si seulement mon cerveau n’était pas hyperactif. J’en arrive à mettre un minuteur pour pouvoir me dédier à un peu de tout sans privilégier une plus que l’autre ou procrastiner certaines qui se retrouveraient en fin de liste.

En plus cela fait presque 48 heures maintenant que je suis pleine de réflexes olfactifs inexistants qui me font faire l’ascenseur émotionnel… j’avoue, j’ai réussi à me résoudre à faire fonctionner mon nez même de façon inconsciente. Mettre un bâton d’encens de temps en temps. Porter mes huiles essentielles, elles agissent quand même, même si je ne les sens pas. ça diminue un peu le pouvoir sur le moral, mais pas sur le physique.

Je me sens moins dans le brouillard, à certains moments. Comme quand je mets mon nez à trois milimètres de la tranche de pain de mie et me rendre compte que « ça sent doux », un doux indéterminé, mais différent de l’odeur de maladie qui trône dans mon nez depuis mardi dernier dans la nuit. C’est déjà mieux non ?

Il parait que c’est un signe d’une version moindre de ce virus. Je ne sais pas comment prendre cette information.

(oui, ne tique pas trop sur l’accent circonflexe. il parait que maintenant on a le droit aux deux.)

Il paraît, donc, qu’il faut faire attention aux alentours du 6ème ou du 7ème jour après premiers symptômes parce qu’il peut y avoir un pic de symptômes. Pas une crise de guérison, non, juste un pic de pire. C’est le docteur que j’ai vu pour mon arrêt de travail qui me l’a dit. Je sais qu’il faut apprendre raisonnablement à douter de tout, mais là, je doute surtout d’avoir jamais entendu cette information auparavant. Et cela me surprend énormément : c’est super important comme info !

Imaginez…

Je n’aurais pas pris de mission, je serai restée chez moi à faire mes cours en ligne (ou pas ?! – oui j’en ai marre du cours dématérialisé…) et si j’avais alors déclenché des symptômes … ben je me serai seulement isolée 7 jours sans voir personne en attendant que ça aille mieux. Mais je n’aurais jamais été sur mes gardes en fin de semaine, alors que la plupart des symptômes gênants ont disparus et que a priori, je vais mieux. Et là, une chance sur deux que cela empire. Super, je fais comment alors ?

Je trouve cela très risqué que cette information ne soit pas donnée – ou bien elle l’est et elle est noyée dans toutes les informations qui nous étranglent à ce sujet. Je ne sais pas. J’ai trouvé ça terrible car pour les personnes qui vivent seules et qui n’ont pas la condition, un pic de pire peut s’avérer grave, foire fatal.

❀ ❀ ❀

Bref, ne polémiquons pas sur les informations autour de ce fichu virus, toujours est-il qu’on est toujours noyés avec l’info / l’intox et qu’un truc pareil, c’est évident, qu’on ne saura jamais toute la vérité à son sujet. Alors, si au moins on peut garder de positif toutes les mesures « barrières » qui, pour moi, ne sont que des mesures de bon sens lorsqu’on est malade et que l’on se balade avec un virus qu’on peut refiler à son voisin. On m’a bien élevée en m’apprenant de se laver régulièrement les mains, de ne pas dire bonjour (faire la bise ou serrer la main) quand on était malade (quelle que soit la maladie) et d’éviter de partager des trucs qui peuvent contaminer les autres.

Sauf, que ça s’appliquait simplement à la gastro ou la rhino, enfin, les rhumes d’hiver. D’ailleurs la gastro, cette super maladie qui prolifère parce que personne ne veut aérer l’hiver « parce qu’il fait trop froid dehors »… Bref, aérer, c’est bien. Même / Surtout l’hiver.

En tout cas, drôle d’expérience.

Je me languis de pouvoir de nouveau goûter les arômes subtiles de mes huiles, aliments, odeurs de chez moi aussi. Je me languis de pouvoir aussi arrêter de sentir cette odeur de malade, de crève, de rhume qui stagne dans mes naseaux.
pour le reste, c’est bientôt là, dans moins de 24 heures je pourrais de nouveau courir dans la rue. Non que j’aime cela ou bien que j’envisage même de le faire (mes genoux me remercient d’avance de ne pas le faire). Eh, oui, je suis bientôt libre.

Le calendrier est formel. Je suis officiellement prête à retrouver la vie « normale » dès mercredi. Viiiiite.

🙂

NB : si ton cerveau a percuté en lisant le début de cet article qu’il démarrait comme Antigone, la version de Jean Anouilh, qu’on nous fait lire souvent au collège, et que tu es déçu-e de ne pas avoir eu droit à une tragédie grecque, je te conseille de relire tes classiques pour compenser ce manque. Va lire Œdipe, ça ira mieux après. Bisou sur la fesse droite (il faut bien équilibrer).

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